voici donc le résumé du sejour au ski dans les hautes pyrénées (ski et escalade)
Jour un: rejoindre le camp de base
lieu: Poueyferré 65100, altitude: 533 m, t°: 10°C
Aprés avoir embarqué les différents protagonistes de l'aventure à Livernon, nous voila en route à 15h. Tout le trajet ne fût que révisions, concentration, gestion de l'éloignement des proches
(elle est bonne celle la non?). Au bout de 3h de route et une vertèbre douloureuse, les filles craquent et commencent à chanter des chansons plus ou moins catholiques (en référence à un certain
G.F s'exprimant à propos de L.F) et commencent à s'imiter elles même. Seul le franchissement du panneau Poueyferré nous délivrera de cette approche difficile du camp de base où à peine arrivés,
nous montâmes tentes et marabouts. (Bon d'accord, on a posé notre fessier et avons choisi nos chambres, c'est pressssssque pareil...). Nous fîmes connaissance (ou reconnaissance) du chef du
village et de la première dame. Puis rapidement , nous fîmes cuire nos knackis autour du feu de bois dressé à l'improviste, le tout accompagné par des chants locaux entonnés par JP et sa flûte.
(Vous vous demandez, j'en suis sûr, comment jouer de la flûte et chanter en même temps...je vous laisse réflechir là-dessus.) Enfin pour nous endormir, nous nous racontâmes l'histoire d'un
certain nettoyeur de scène de crime qui nettoie plus vite que son ombre et qui du coup se cause des ennuis. Extinction des feux: 22h58, rallumage des feux 23h15: fanny se lève pour faire
pipi.
Jour deux: la croix
premier jour de glisse, direction hautacam, altitude: 3345m, t° -19°C.
Apres avoir taillé notre matériel dans le premier chêne venu, nous voila dévalant les pentes à des allures folles (tout dépend l'unité de mesure que l'on choisit!) Cette journée fût marquée par,
d'une part l'oubli intégral de ce qui avait été appris 2 ans auparavant pour notre jeune snowboardeuse et d'autre part (et principalement devrais-je dire) par le style inimitable en ski de Fafa
dite "la croix" toute vetue de rouge de pied en cape, les skis chassant la neige. bilan: une jolie mise en route, tranquille. Un retour au camp qui se concluera par "le retour des joies sauvages"
spectacle alliant folie et humour, qui laissera des phrases en nous imperissables, . Un exemple: quelle est la différence entre une chute du 8ème etage et une du 1er? celle du 8ème fait:
aaaaaaaaaaaaaaaaahhhhh POC et celle du 1er fait POC aaaaaaaaaaaaahhhhhhh. Un autre exemple? Une femme c'est comme une tornade, elle arrive toujours chaude et humide et elle repart toujours avec
la voiture et la maison. Voila pour l'aspect philosophique du séjour.
Jour trois: les cervicales
station de luz ardiden, altitude 8848m t°:
34°C
Nous voila, dans l'immensité montagneuse, éblouis par l'environnement et la magie de cette station de pro de la glisse: boarder cross, half pipe, kilometre lancé, slalom géant...et c'est en toute
logique que nous nous attaquâmes a la piste dite "baby" :s
A bout de deux virages, notre Doriane Vidal locale eut la bonne idée de tenter un double back flip switch reverse catch to catch spin out aéroporté. Malencontreusement, cela se solda pas une
mauvaise prise de carre avant l'impulsion, ramenant ainsi violemment la tête contre le sol neigeux, provoquant ainsi chez notre championne un joli torticolis et une bosse ...sous le casque.
Pendant ce temps, notre cruxiskieuse décida de fendre la bise en s'équipant de bâtons aérodynamiques, laissant pour autant tomber les bras de la croix. Les coachs furent tres fiers, des progrès
réalisés et des sourires accrochés. Nous rentrâmes stocker le matériel mais nos horaires ne coïncidant pas nous nous vîmes obligé d'aller boire un chocolat dans la taverne la plus proche. Enfin
comme à l'acoutumé nous nous laissâmes divertir par une histoire filmée, que certains apprecieront dans l'intégralité, d'autres non, faute de paupieres trop lourdes...
Jour 4: la flemme
camp de base, altitude: 533 m, t°: 43°C
c'est la pluie qui est venue se mêler à cette journée. Nous ne nous sentions pas obligés de faire quoi que ce soit donc nous avons accompli avec passion notre tâche: glandage. Dessiner c'est
gagner, post it sur le front et film furent nos occupations et les cervicales de notre snowboardeuse remercient encore la pluie d'etre intervenue ce jour la.
Jour 5: bleu
station de luz ardiden, altitude -48m t°:
4°C
Nous voila de retour, prêts à tout conquerir, la rage aux dents, le souffle court, le coeur palpitant, l'adrénaline surdosée, le ventre noué, oui nous avions peur, oui aujourd'hui c'était la
piste bleue ! c'est là que nous nous rendîmes compte de l'énorme potentiel de nos glisseuses tant sur le plan de la vanne pourries que sur le plan de la glisse pure. L'oeil pétillant et la bave
aux lèvres, elles descendaient, que dis-je, elles survolaient la difficulté avec grâce et délicatesse faisant évoluer leur panel gestuel du petit écureuil virevoltant de branches en branches, au
cormoran mazouté définitivement englué. Que du bonheur! Nos horaires ne coincidant décidément pas avec les autochtones, nous nous vîmes de nouveau contraints de boire un coup...la journée se
conclut autour de quilles et de boules diverses dans une musique et une pénombre éclatante, nous révélant le poids des outsiders qu'il ne faut jamais sous estimer dans une compétition.
Jour 6: désarticulée
station de luz ardiden, altitude 0m t°: 27°C mer
calme
Nos semi-professionnelles de la glisse n'ont pas vu rouge en attaquant des pistes de la même couleur, développant de nouvelles manières de chuter, membres après membres, gardant le sourire aux
lèvres et la neige dans les habits. Les progrès sont énormes, à tel point que les coachs ont du mal à suivre. Les blagues sont toujours de plus en plus vaseuses. C'est la conclusion
glissante de ces activités du même type. Après avoir fait brûler nos skis en bois, un chocolat chaud et une côte restée accrochée au lampadaire, nous rentrâmes au camp nous divertissant de
nouveau devant un spectacle comique...comme si la journée ne nous suffisait pas.
Jour 7: sac à pouf
mur d'escalade de Gedre, altitude: 18m t°:
surchauffe due à un climat enfantin bruyant.
Décidément, les horaires n'étant pas notre fort, nous voilà d'entrée contraints de monter jusqu'à Gavarnie à la quête de l'ultime crêpe (enfin nous le croyions à ce moment). Enfin la salle
ouvre et nous nous activons pour gravir tout ce que nous pouvons dans cette belle salle aux ouvertures un poil trop longues (>à 1m60) motivant notre fafa à faire des pauses promotionnelles
pour son sac à pouf, parce qu'elle le "veau" bien. Une fois les mains incapables de serrer le moindre bac, nous rentrâmes au camp où la première dame nous attendait en nous
confectionnant...des crêpes. Bien entendu notre élégance et notre courtoisie étant remarquables, il était inconcevable de ne pas faire honneur à nos hôtes. Enfin pour nous détendre, nous
regardâmes un code 187 bardé de suspens et d'ambiance latino américaine.
Jour 8: retour à la réalité
Le bus était là, il nous attendait, le moteur tournait à un tempo aussi lent que notre envie de quitter les lieux. Nos bagages ont fait l'effort de mieux rentrer dans la soute qu'à l'aller. Il ne
nous restait plus qu'à remercier chaleureusement le chef du village et sa première dame. Le trajet fût silencieux, long, teinté de nostalgie. C'etait horrible, nous n'arrivions plus à nous
rappeler de toutes les blagues vaseuses du séjour!
Peut être qu'un jour j'aurai le courage de faire quelque chose des images enregistrées sur mon camescope sans qu'une larme de bonheur ne coule sur ma joue. Merci à nos hôtes, Alain et Martine, à
Jean Pierre , Fanny et Cécile de m'avoir supporté et à mon chien même si ses ongles sont trop longs et que c'est vraiment pénible sur un parquet.
A trés bientôt.
Votre blogmestre;)
le samedi 27 fevrier>>>> j'ai pas pleuré et je l'ai fait>>>>>